Votre calendrier, pas celui de la météo
La plupart des guides vous donnent une réponse simple : venez entre novembre et avril. C'est vrai pour le temps sec, mais cela ne tient aucun compte des vacances françaises, belges, suisses ou québécoises, qui ne coïncident presque jamais avec cette fenêtre idéale. Les grandes vacances d'été en France tombent en plein cœur de la saison des pluies, la Toussaint et Noël sont des périodes de forte affluence, et la semaine de relâche québécoise, début mars, correspond en revanche à l'un des meilleurs moments de l'année au Mexique. Un mois ne vaut donc rien en soi : ce qui compte est la rencontre entre vos dates imposées et le rythme mexicain.
Il faut aussi distinguer les régions. Le calendrier climatique de la péninsule du Yucatán n'a rien à voir avec celui des hauts plateaux du centre, ni avec celui des côtes du Pacifique. En janvier, il peut faire froid à Mexico, doux à Oaxaca, et très chaud à Cancún. Un voyage combiné sur deux ou trois semaines peut traverser quatre climats. Pour choisir un mois, partez de votre contrainte principale, vacances scolaires, budget ou événement à voir, puis ajustez les régions en conséquence. La logique inverse, choisir la région puis prier pour que le mois colle, mène presque toujours à des compromis frustrants.
Janvier à avril : la fenêtre la plus fiable
De janvier à avril, la plupart des régions mexicaines vivent la saison sèche, ce qui veut dire des routes praticables, des ciels dégagés et une humidité supportable. C'est la période où l'on peut enchaîner sans mauvaise surprise les hauts plateaux, les villes coloniales et les sites archéologiques. Le revers est l'affluence aux dates de vacances scolaires européennes et québécoises : février et Pâques sont très demandés.
Mai à août : chaleur, pluies et vacances d'été
Mai est souvent présenté comme le mois le plus calme de l'année : les vacances de printemps sont passées, les pluies n'ont pas encore commencé et les prix redescendent. C'est une fenêtre idéale pour les voyageurs sans contrainte scolaire, notamment pour Oaxaca, San Cristóbal de las Casas et la péninsule du Yucatán. Juin et juillet marquent l'arrivée des averses de fin d'après-midi, souvent courtes et intenses, qui rafraîchissent l'air sans gâcher une journée entière.
Les grandes vacances d'été, en juillet et août, coïncident avec la saison des pluies sur une bonne partie du pays, mais aussi avec les vacances scolaires françaises, belges et suisses. La côte caraïbe reste chaude et humide, avec des algues sargasses possibles sur certaines plages entre mai et août, tandis que les hauts plateaux sont plus supportables. Les prix aériens atteignent leur sommet. Pour un voyage familial contraint par les vacances d'été, mieux vaut privilégier les villes coloniales et les régions d'altitude que les plages du golfe, très arrosées.
Octobre et novembre : la fenêtre du Jour des morts
Fin octobre et début novembre forment la période la plus intéressante de l'année pour un voyage culturel. Le 2 novembre, le Jour des morts, donne lieu à des autels, des offrandes et des veillées dans tout le pays, avec des manifestations particulièrement denses à Oaxaca, à Pátzcuaro et dans l'État de Michoacán. Les pluies diminuent, les températures sont douces et les vacances de la Toussaint, en France et en Belgique, tombent exactement dans cette fenêtre. C'est aussi une période très demandée : réservez tôt.
Ce que la question du coût change vraiment
Le prix d'un voyage au Mexique varie surtout avec la demande aérienne et hôtelière, elle-même dictée par les vacances scolaires des pays émetteurs. Voyager en mai ou en novembre, hors ponts et fêtes, donne accès aux mêmes hôtels et aux mêmes sites pour une fraction du prix, avec moins de monde. Septembre, en revanche, combine le pic des ouragans sur les côtes, des pluies fortes et une offre touristique parfois réduite : c'est le mois à éviter si vous visez les plages, même s'il reste possible dans les villes intérieures.